Les récits proposés évoquent la vie quotidienne dans la vallée Quint à partir des années 1930 et jusque dans les années 80. Marcelle Arbod se souvient de l’école du monastère de Sainte-Croix. Elle s’y rendait à pied, depuis la ferme isolée de Palaire où elle vivait à la fin des années 30. Jean-Claude Béranger, de famille protestante, a fréquenté l’école communale. Il évoque la dureté de la vie dans l’après-guerre quand son père en est revenu en partie invalide. A Saint-Julien-en-Quint, Marie-Thérèse Bernard se remémore son arrivée au début des années 50 pour se marier, l’isolement et la dureté de la vie en montagne quand on n’est pas né ici, et ceux du haut de la vallée pour qui la vie était encore plus difficile. Gaston Marce, aux Touzons, a connu l’arrivée du tracteur et la mécanisation qui a tant modifié les pratiques agricoles. Comme lui, Françoise et Jacques Marcel ont exploré les cultures de plantes aromatiques dans les années 80 sous l’impulsion de Sjoerd Wartena. Sjoerd était arrivé à Vachères en 1973. Comme lui, Madeleine Sorez à son arrivée aux Peyroliers, a connu ce temps des pénuries d’eau, avant que la Source des Juges ne soit distribuée dans toute la vallée.