Montagnes cosmopolites

Diffusion de la saison 1 sur RDWA 107.5 le mercredi à 12H15 à compter du 14 avril

Et Sur Radio St Ferréol à partir du 13 septembre le second mardi du mois à 18H et le vendredi suivant à 13H

Une série de témoignages radiophoniques d’habitants du Diois immigrés. 

Depuis quelques années, des personnes réfugiées, originaires d’Irak et de Syrie, sont accueillies sur notre territoire grâce à la mobilisation d’habitants. Des réseaux de solidarité se sont mis en place pour soutenir d’autres migrants arrivés par la route, pour beaucoup venus d’Italie par la montagne. La plupart sont en attente de pouvoir demander l’asile en France ou en procédure de demande d’asile. Avant eux, d’autres migrants avaient traversé les montagnes, et les Italiens étaient présents dès la fin du XIXe siècle sur le territoire. En 1939, des Espagnols en exil ont trouvé refuge dans différents villages du Diois. Dans les années 1960, des Harkis, dont les familles sont encore présentes, ont été installés dans le hameau de forestage mis en place à Beaurière. Dans ces mêmes années, des familles marocaines et portugaises se sont installées ici. Depuis les années 70, différentes vagues de néoruraux ont investi le territoire. Parmi eux, des néoruraux néerlandais l’ont particulièrement marqué par les projets agricoles d’envergure qu’ils ont mis en place. Depuis vingt ans enfin, d’autres néoruraux, dont certains nés à l’étranger, d’origine très diverses, sont venus s’y installer, motivés par des choix de vie forts qui les ont incité à s’y investir. Après un exode rural qui laissait certains villages déserts, la migration a ainsi ancré dans le Diois depuis les années 80 un solde migratoire positif. Les territoires désertés, qui étaient du même coup laissés libres pour de nouvelles appropriations, se sont transformés.

Le projet Montagnes cosmopolites consiste à explorer la diversité de ces parcours et la richesse des cultures et des imaginaires qui façonnent le Diois comme autant d’ouvertures, par-delà nos montagnes, vers d’autres façons de voir.

Un témoignage de Sultana Khudeeda  Lalo

Sultana est née en Irak à Zorava, un village du Sinjar, en 2001. Elle appartient à la communauté Yézidie. Suite à l’attaque et aux tueries perpetrées en août 2014 par l’Etat Ismamique contre sa communauté, elle est contrainte de fuir avec sa famille. Après trois ans passés dans un camps de réfugiés, elle est accueillie en 2017 à Luc-en-Diois par le Réseau diois pour l’accueil des réfugiés. Elle est aujourd’hui en apprentissage à Die.

Durée : 30’52

Enregistrements : décembre 2020 et janvier 2021

Un témoignage de Bianca Arnaud, née Sinfiso

Bianca a grandi à Turin. Elle est arrivée avec sa famille à Saillans en 1949 pour travailler à l’usine de tissages et soieries Naef. Je la rencontre avec Patrick Rolland, d’origine italienne par son grand-père Luigi Stazo, que Bianca a connu à Saillans dans les années 50.

Durée : 23’21

Enregistrement : Octobre 2020 à Saillans

Un témoignage de Sjoerd Wartena

Sjoerd est né en Hollande près d’Amsterdam en 1939. Il est arrivé en France en 1973 pour reprendre une ferme à Vachère-en-Quint. Ce sont les derniers paysans du village qui lui transmettent le métier. Il n’aura de cesse par la suite de vouloir préserver leur savoir-faire et leur culture de la terre. Sjoerd est le fondateur du mouvement Terre de liens qui propose des outils à des paysans et à des citoyens pour enrayer la disparition des terres agricoles et faciliter l’accès au foncier pour de nouvelles installations paysannes.

Durée : 30’22

Enregistrement : Septembre 2020 et mars 2021 à Vachères-en-Quint

Un témoignage de Niku Posa

Niku est né en 1994 près de Blaj en Roumanie. A la suite de ses oncles et de sa soeur il arrive à Saint-Roman en 2013 pour faire les vendanges, puis il intègre l’entreprise L’herbier-du-diois, où il a appris le français et où il travaille toujours.

Durée : 29’02

Enregistrement : Octobre 2020 à Saint-Roman

 

Un témoignage d’El Hadj Traoré

El Hadj est né au Sénégal, en Casamance, en 1983. En 2002 il rejoint une communauté spirituelle soufie dans le village d’Ndem où il rencontre sa femme quelques années plus tard.  Il s’installe avec elle en 2011 dans le Diois où naissent leurs enfants

Durée : 23’41

Enregistrement : Octobre 2020 à Chatillon-en-Diois

Un témoignage de Valentina Koutia

Valentina est née en Georgie à Tbilissi, dans l’ancienne union soviétique . Historienne, muséologue, elle arrive à Die en 1989 avec son mari, commerçant, et crée en 2003 l’association KaleiDiescope, qui est membre du Club Unesco et contribue au dialogue culturel franco-russe. Valentina développe ses activités aujourd’hui au café Andarta et à travers le festival l’Ame slave qu’elle a créé. 

Durée : 30’28

Enregistrement : Octobre 2020 à Die

Réalisation : Caroline Fontana

Musique Générique :  Mattia Rauco

Un projet réalisé en partenariat avec RDWA et avec le soutien du Fonds pour le développement de la vie associative 

Remerciements à Sylvaine Laborde-Castex, à Christine Chantelauze, Patrick Rolland, Mireille Jean Dit Gautier, et bien sûr à toutes les personnes qui m’ont confié leur témoignage.