Montagnes cosmopolites

Diffusion de la saison 1 sur RDWA 107.5 le mercredi à 12H15 à compter du 14 avril 2021

Et Sur Radio St Ferréol à partir du 13 septembre 2021  le second mardi du mois à 18H et le vendredi suivant à 13H

Une série de témoignages radiophoniques d’habitants du Diois nés dans un autre pays. 

Depuis quelques années, des personnes réfugiées, originaires d’Irak et de Syrie, sont accueillies sur notre territoire grâce à la mobilisation d’habitants. Des réseaux de solidarité se sont mis en place pour soutenir d’autres migrants arrivés par la route, pour beaucoup venus d’Italie par la montagne. La plupart sont en attente de pouvoir demander l’asile en France ou en procédure de demande d’asile. Avant eux, d’autres migrants avaient traversé les montagnes, et les Italiens étaient présents dès la fin du XIXe siècle sur le territoire. En 1939, des Espagnols en exil ont trouvé refuge dans différents villages du Diois. Après la guerre d’Algérie, des français rapatriés se sont installés ici et des Harkis, dont les familles sont encore présentes, ont été hébergés dans le hameau de forestage mis en place à Beaurière. Dans ces mêmes années 60, des familles marocaines et portugaises se sont installées ici. Depuis les années 70, différentes vagues de néoruraux ont investi le territoire. Parmi eux, des néoruraux néerlandais l’ont particulièrement marqué par les projets agricoles d’envergure qu’ils ont mis en place. Depuis vingt ans enfin, d’autres néoruraux, dont certains nés à l’étranger, d’origine très diverses, sont venus s’y installer, motivés par des choix de vie forts qui les ont incité à s’y investir. Après un exode rural qui laissait certains villages déserts, la migration a ainsi ancré dans le Diois depuis les années 80 un solde migratoire positif. Les territoires désertés, qui étaient du même coup laissés libres pour de nouvelles appropriations, se sont transformés.

Le projet Montagnes cosmopolites consiste à explorer la diversité de ces parcours et la richesse des cultures et des imaginaires qui façonnent le Diois comme autant d’ouvertures, par-delà nos montagnes, vers d’autres façons de voir.

SAISON 2

Un témoignage d’Amando Risueno

Amando est né à Buenos Aires. Il est arrivé dans le Diois avec sa femme, française, parce qu’ils cherchaient pour la naissance de leur second enfant « la maternité la plus petite de la France, la plus humaine ». Pour Amando, guitariste, chanteur, interprète de musiques traditionnelles de son pays, la musique est une continuation sonore de la géographie.

Durée : 44’29

Enregistrements : septembre 2021 à Luc-en-Diois

Musiques : extraits de Tristeza de un doble A de Astor Piazzolla, (en vivo Teatro Regina, 1982) et Verano Porteno par Osvaldo Pugliese, 1966. 

et par Amando Risueno : Milonga sentimental (album Tangos de mi Flores, 2013),

La Nadita et Campo Abierto (album el canto del vento 2020)

Un témoignage de Anna Reynard, née Champini

Anna a grandi dans une famille immigrée italienne en région parisienne. Elle est la dernière d’une famille de 12 enfants. Devenue éducatrice de métier, elle se marie avec un français amoureux du Diois et s’installe avec lui à Menet en 1987. En 2015, elle s’engage dans la création du Réseau Diois d’Accueil des Réfugiés au sein duquel elle apporte le point de vue « d’une ancienne immigrée ». 

Durée :  31’56

Enregistrements : Novembre 2021 à Die

Un témoignage d’Hicham  Amekdouf

Né au Maroc en 1973, Hicham a grandi au Nord-Est de Fès. Passionné de lecture, de poésie, il apprend le français à l’école et découvre les auteurs francophones. Etudiant, jeune écrivain, il est invité en 1999 au festival d’Avignon et décide de rester. Il vit quelques années sans-papiers en Hollande puis en Espagne avant de se marier en France. C’est dans le Diois, où il arrive en 2009, qu’il s’installe dans l’Exil.

Durée : 48’04

Enregistrements : Janvier et février 2022 à Die

Lecture : Hicham Amekdouf et Sandrine Alves-Gil/extraits de Sous la lune d’Hicham Amekdouf.

Un témoignage de Moussa Sissoko

Moussa a 29 ans, il est Malien, originaire de Bamako . Musicien, régisseur de spectacle, il vit dans le Diois depuis janvier 2021 avec sa femme Clémence. Après leur rencontre au Burkina Faso en 2018, leur choix de faire la route ensemble se heurte à la fermeture des frontières. Des difficultés qu’ils ont traversées pour pouvoir se retrouver et vivre ensemble ils ont fait un spectacle.

Durée : 49’33

Enregistrements : décembre 2021 à Saint-Roman

Musiques : « Kanou » (L’amour)  et « Maman je t’aime » composées et interprétées par Moussa Sissoko et un extrait du spectacle « Les fruits du Baobab ».

Un témoignage de Germaine Bernard

Germaine est née en 1934. Elle a grandi en Algérie français dans une famille Espagnole. A son retour en France 1959, elle passe son diplôme d’infirmière et quelques années plus tard se marrie avec un Diois de famille protestante.  Profondément humaniste elle  livre un récit poignant de son histoire personnelle qui se mêle à celle de l’Algérie Française puis à celle de la Drôme et du Diois. 

Première partie / Durée : 37’37

Deuxième partie / Durée 29’14

Enregistrements : septembre 2021 à Die

La France nous a tués

Première partie /L’Algérie Française

Deuxième Partie /Les Harkis de Beaurières

Un témoignage de Georges Deschamps

Georges est né en Algérie française en 1933. Il a vécu à Mascara chez son oncle viticulteur, et dans la ferme isolée de son père à 70 km de la ville.  Il quitte définitivement l’Algérie avec sa femme institutrice en 1965, quelques années après l’indépendance, et reprend alors une ferme à Laval d’Aix. De 1972 à 1980, arabophone depuis son enfance, il est employé par l’ONF comme encadrant d’un groupe de Harkis hébergés à Beaurières puis à Die.

Première partie : L’Algérie française / Durée : 24 ’20

Deuxième partie : Les Harkis de Beaurières / Durée : 24’16

Enregistrements : septembre 2021 à Laval d’Aix

SAISON 1

Un témoignage de Sultana Khudeeda Lalo

Sultana est née en Irak à Zorava, un village du Sinjar, en 2001, dans la communauté Yézidie. Suite à l’attaque et aux tueries perpétrées en août 2014 par l’Etat Islamique contre sa communauté, elle est contrainte de fuir avec sa famille. Après trois ans passés dans un camps de réfugiés au kurdistan, elle est accueillie en 2017 à Luc-en-Diois par le Réseau diois pour l’Accueil des Réfugiés. Elle est aujourd’hui en apprentissage à Die.

Durée : 30’52

Enregistrements : décembre 2020 et janvier 2021 à Die

Un témoignage de Bianca Arnaud, née Sinfiso

Bianca a grandi à Turin. Elle est arrivée avec sa famille à Saillans en 1949 pour travailler à l’usine de tissages et soieries Naef. Je la rencontre avec Patrick Rolland, d’origine italienne par son grand-père Luigi Stazo, que Bianca a connu à Saillans dans les années 50.

Durée : 23’21

Enregistrement : Octobre 2020 à Saillans

Un témoignage de Sjoerd Wartena

Sjoerd est né en Hollande près d’Amsterdam en 1939. Il est arrivé en France en 1973 pour reprendre une ferme à Vachère-en-Quint. Ce sont les derniers paysans du village qui lui transmettent le métier. Il n’aura de cesse par la suite de vouloir préserver leur savoir-faire et leur culture de la terre. Sjoerd est le fondateur du mouvement Terre de liens qui propose des outils à des paysans et à des citoyens pour enrayer la disparition des terres agricoles et faciliter l’accès au foncier pour de nouvelles installations paysannes.

Durée : 30’22

Enregistrement : Septembre 2020 et mars 2021 à Vachères-en-Quint

Un témoignage de Niku Posa

Niku est né en 1994 près de Blaj en Roumanie. A la suite de ses oncles et de sa soeur il arrive à Saint-Roman en 2013 pour faire les vendanges, puis il intègre l’entreprise L’herbier-du-diois, où il a appris le français et où il travaille toujours.

Durée : 29’02

Enregistrement : Octobre 2020 à Saint-Roman

 

Un témoignage d’El Hadj Traoré

El Hadj est né au Sénégal, en Casamance, en 1983. En 2002 il rejoint une communauté spirituelle soufie dans le village d’Ndem où il rencontre sa femme quelques années plus tard.  Il s’installe avec elle en 2011 dans le Diois où naissent leurs enfants

Durée : 23’41

Enregistrement : Octobre 2020 à Chatillon-en-Diois

Un témoignage de Valentina Koutia

Valentina est née en Georgie à Tbilissi, dans l’ancienne union soviétique . Historienne, muséologue, elle arrive à Die en 1989 avec son mari, commerçant, et crée en 2003 l’association KaleiDiescope, qui est membre du Club Unesco et contribue au dialogue culturel franco-russe. Valentina développe ses activités aujourd’hui au café Andarta et à travers le festival l’Ame slave qu’elle a créé. 

Durée : 30’28

Enregistrement : Octobre 2020 à Die

Réalisation : Caroline Fontana

Générique :  Mattia Rauco

Un projet réalisé en partenariat avec RDWA et avec le soutien du Fonds pour le développement de la vie associative 

Remerciements à Sylvaine Laborde-Castex, à Christine Chantelauze, Patrick Rolland, Mireille Jean Dit Gautier, et à toutes les personnes qui m’ont confié leur témoignage.