Eddy Reynaud / Brette / 12:55
« J’aime bien l’idée que l’eau voyage, qu’elle vienne de loin »
Eddy Reynaud connait les sources et les chemins de l’eau sur le territoire de Brette depuis son enfance. Il s’est passionné pour l’exploration des circulations d’eau sous la montagne de la Servelle mais aussi pour les légendes qui entourent leur mystère.
Bruno Ponson /Luzerand / 7:25
« J’en profiterai pas mais c’est une sacré affaire ! »
Plombier de métier, ancien élu, Bruno Ponson a découvert une source abondante dans les années 80 à Luzerand alors que l’eau manquait.
Joël Bonnard / Pradelle / 10’44
« Je sens le palpitant dans la main, et même le coeur bat plus fort »
Éleveur à Pradelle et employé communal depuis 26 ans, Joël veille sur l’eau à la suite de son père et de son grand-père. Pour localiser les fuites, il utilise des baguettes de sourcier.
Isabelle Allemand, Hervé Rivals / Beaumont / 10:07
« L’eau nous met en lien avec tous les habitants »
La loi NOTRe adoptée en 2015, prévoyait le transfert des compétences eau et assainissement aux communautés de communes. La plupart des maires de communes du Diois, comme Isabelle Allemand à Beaumont, y étaient opposés. Ce transfert, qui devait être effectif au 1er janvier 2020, a été reporté à 2026 puis finalement rendu facultatif le 11 avril dernier, considérant qu’il participait à un affaiblissement du lien entre le maire et les citoyens.
Pascal Baudin / Bellegarde-Montlahuc / 9:13
« L’eau, il faut l’avoir à l’oeil comme une casserole de lait sur le feu »
À Bellegarde-en-Diois, en août, le maire surveille au quotidien le débit de la source.
Joël Boeyaert / Aucelon / 10:23
« L’eau c’est un enjeu de pouvoir, nous les maires, on ne lâche pas ça. »
À Aucelon, le manque d’eau a joué un rôle dans l’exode rural. Ceux qui sont arrivés par la suite en résidences secondaires ont mis à contribution leurs savoir-faire administratifs pour financer la pompe qui aujourd’hui remonte l’eau au village.
Laure Criqui, Cyril Bernard / Menglon / 9:41
« C’est quoi un service public de l’eau ? »
À Menglon, l’arrivée des compteurs impose de fixer un prix à l’eau et questionne l’équilibre à trouver entre les coûts d’entretien des réseaux et ce que les habitants sont prêts à payer pour leur consommation.
Sabine Girard, David Arnaud, Pascal Baudin / Saillans / 15’53
« Une rivière qui courre, qui change de rythme, de couleur, tout au long de l’année et qui sert à tout le monde »
Dans la Drôme, la concertation sur l’eau au niveau du bassin versant est ancienne puisque la première Commission Locale de L’Eau a vu le jour en 1993. Aujourd’hui, les différents acteurs essaient de s’entendre pour réécrire le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux à l’aune du changement climatique et des baisses de débit.
Daniel Ringuelet, Emmanuel Poujol, Jacques Planchon / Romeyer- Die / 12:04
« Un aqueduc, ça sert à tout le monde »
Sur le chemin du réseau actuel de l’eau potable perdurent les traces de l’aqueduc romain relié à la source de Rays qui alimente aujourd’hui à nouveau la ville de Die. Les infrastructures romaines, pendant plusieurs siècles, avaient été abandonnées et, avec elles, la notion de bien public.
Bernard Chastel, Jean-Jacques Maurice, Françoise Tesseron, Christine Arras, et les jardiniers rencontrés en chemin / Die / 22:23
« Rendre de l’eau à la rivière, ca peut aussi tuer une zone ».
Aux jardins du Perrier, l’usage du canal des Fondeaux est désormais restreint par l’obligation d’un débit réservé. Le pompage dans des forages permet aux jardiniers de pallier au manque d’eau, non sans inquiétude pour l’état de la nappe d’accompagnement de la rivière.
Claude Veyret / Menglon / 11:41
« On a pris les choses complètement à l’envers au niveau agricole ».
Claude Veyret a été paysan pendant 30 ans sur le Vercors et dans la plaine dioise et a participé au remembrement et à la modernisation agricole. Il retrace aujourd’hui le cheminement intellectuel et sensible qui a fait évoluer son rapport à la terre et aux grands équilibres du vivant.
Camille Dumas / Die /9’24
« 2022 nous a fait basculer dans une autre approche »
Avant de développer les jardins nourriciers à Die, Camille Dumas a pratiqué le maraichage et le jardinage dans les Landes, en Ardèche, dans l’Hérault. Son approche de l’eau s’adapte à la géographie et de la géologie des territoires. Depuis 2022, le changement climatique l’incite à réinventer de nouvelles façons de faire.
Sylvain Thevenet / Saillans / 9:28
« J’ai les mains dedans, j’ai des leviers ».
Pour s’adapter au changement climatique, Sylvain Thevenet expérimente de nouvelles méthodes de travail et diversifie ses cultures. La création de zones humides sur sa ferme a un effet particulièrement impactant et rapide sur le milieu et la biodiversité.
Marco Forconi / Thierry Geffray (archive), Helena Julien-Laferriere / Montlahuc / 11:00
« La nature, elle se débrouille toute seule ».
En 2012 Marco Forconi reprend en collectif la ferme de Thierry Geffray pour expérimenter les principes de la permaculture à grande échelle. Tous les deux se sont rencontrés dans l’association de l’école pratique de la nature et des savoirs dont l’objectif est de favoriser une reconnexion au vivant.
Julien Gros/Luc-en-Diois/15’22
« L’eau, il faut qu’elle serve au moins trois fois »
Julien Gros vit depuis toujours dans des habitats légers, mouvant, et en relation avec l’extérieur. Il a appris depuis longtemps à économiser et à recycler l’eau. Autour du dôme géodésique où il vit aujourd’hui, il développe un système potager en permaculture et met en pratique des principes de l’hydrologie régénérative.
Laurence Monnet, Yann Degruel / Vachères-en-Quint/ 9’47
« L’eau choisit son chemin »
Laurence Monnet anime des ateliers d’expression et de lecture paysagère. Yann Degruel dessine le paysage. Avec un peu de hauteur, l’observation des montagnes comme celle du lit de la rivière et de l’habitat nous racontent la façon dont l’eau a sculpté le paysage de la vallée.
Christian Sabatier / Les Bonnets – Saint-Julien-en-Quint /7’59
« C’est une roche qui vit »
Pour les passionnés de spéléologie, le massif du Vercors est un terrain d’aventure. Au fond de la vallée de Quint où habite Christian Sabatier, les eaux qui s’en écoulent ont donné naissance à des tuffières majestueuses le long des rivières et des cascades.
Ludovic Durand / Saillans /9’27
« Ou se trouve l’eau dans la terre? »
Ludovic Durand, géologue, face à la montagne des trois becs, nous propose une vision de l’eau à travers les montagnes et à travers le temps.
Olivier Laudet / Treschenu /12:50
« La rivière, c’est des moments de recueillement ».
Olivier Laudet, natif du bassin de la Roanne où il a appris à pêcher, fréquente les rivières du Diois depuis l’enfance. Il est aujourd’hui relié à ce milieu par un attachement sensible.
Olivier Bielakoff / Sainte-Croix /7’53
« Le travail de la rivière, c’est de gratter. »
Olivier Bielakoff, technicien rivière au Syndicat mixte de la rivière Drôme, questionne les interventions humaines sur la rivière.
Marta Sostres / Saint-Andéol-en-Quint / 10:10
« Par la lecture des petites vaguelettes, on peut voir s’il est là ou pas ».
Marta, biologiste marine et cinéaste animalière, filme les castors à la tombée de la nuit près de son lieu de vie. Les castors, par leur action, travaillent à réhydrater le milieu et peuvent soigner les rivières de l’incision.
DORO Dimanta / Saillans /12:06
« Les monstres, il existent »
Doro Dimanta, conteur, musicien, au bord de la Drome, raconte sur l’élément eau. Artiste du récit, il croit en la fonction de la parole pour sensibiliser, pour faire prendre conscience, pour donner du courage.
Serge Rey-Giraud, Samuel Pinjon / Barnave /15’57
« C’est le tour de magie de l’eau »
Serge Rey-Giraud, proche des rivières depuis son enfance, a vu le paysage autour du ruisseau de son village se transformer en milieu humide. Avec Samuel Pinjon, chercheur en géographie, il questionne la façon dont le castor aménage le territoire.
Pascale Laussel / Sur le Roubion /10’42
« Il faut apprendre à lire »
Pascale Laussel, forestière, a développé une passion pour le pistage animal. Sur les traces des castors, elle découvre leurs ouvrages et s’initie à leurs techniques pour restaurer les milieux. Cette pratique du « mimétisme castor » lui permet d’entretenir un dialogue avec la rivière et avec les vivants qui l’habitent.